Encore et toujours ...

Ce matin départ 6h00. La météo prévoit l’arrivée de la pluie pour 10h00 du matin, j’ai donc normalement le temps de pulvériser une petite heure, pour laisser 3hoo avant la pluie.

Je choisi, les cépages les plus sensibles, chardonnay et pinot noir car je sais que je n’aurais pas le temps de tout faire.

Les pluies régulières de ces derniers jours ont lessivés les dernières applications, le vignobles est “à poil” et le mildiou dans les starting blocs.

J’utilise du cuivre et du soufre à petites doses pour pouvoir couvrir toute la période de croissance de la vigne et ne pas dépasser 2 kg de cuivre à l’ha. Niveau digne des meilleurs biodynamistes.

Le mélange est additionné de terpènes de pin qui rend l’application possible même proche de précipitations.

7h00, belle averse ….

Le travail de ce début de matinée est réduit à néant. Il faudra recommencer…

Voilà, je vous écris ceci non pour que vous vous apitoyez sur mon sort, mais pour témoigner que la viticulture biologique n’est pas de tout repos, demande de l’endurance et qu’il y a une réelle différence avec l’agriculture chimique.

Les “conventionnels” utilisent des produits systémiques que la plante absorbe par sa sève, pour le meilleur et pour le pire … Le cuivre et le soufre sont des soins préventifs qui agissent uniquement par contact et donc beaucoup plus délicats d’usage.